mercredi, 08 avril 2009

hauts revenus et solidarité

Dans mon intervention mardi matin à la commission des finances, comme rapporteur de la proposition de Loi socialiste «hauts revenus et solidarité » j'ai souligné qu'il n’existe aucune justification économique aux  rémunérations exorbitantes des dirigeants de certaines grandes entreprises. Ces rémunérations, qui étaient comprise entre 20 et 30 SMIC dans les années 1960-80, dépassent aujourd'hui 300 SMIC pour les dirigeants du CAC40, alors que le salaire d'un patron de PME de moins de 50 salariés est en moyenne de 3 SMIC.

Ces hautes rémunérations sont particulièrement choquantes dans le cas d’entreprises qui font appel à l’argent public.  Il n'est pas acceptable que l’argent public serve à verser des rémunérations excessives à des dirigeants dont l’entreprise a été sauvée de la faillite par le contribuable. C'est pourquoi, outre l'interdiction d'attribution de stock-options et d'actions gratuites, le PS propose de plafonner la rémunération des dirigeants des entreprises recapitalisées à 25 fois la rémunération nette la plus basse de l’entreprise,

Mais la première condition pour moraliser les rémunérations est de supprimer le bouclier fiscal dont les données récemment fournies à la commission des finances montrent les effets pervers. Avec le bouclier fiscal,  les détenteurs d'un patrimoine élevé  peuvent s'exonérer de tout effort de solidarité.

 

mercredi, 01 avril 2009

G20 : suivre Obama pas Sarkozy (article publié dans Le Progrès)

PAM Progrès 01-04-09.jpg

 

Quand la maison brule il faut d’abord éteindre l’incendie avant de se préoccuper de  reconstruire la maison. Tel est le message que Barack Obama et Dominique Strauss-Kahn n’ont cessé de prodiguer avant la réunion du G20. Ils ont raison. Les pays industrialisés, qui ont su éteindre transitoirement l’incendie financier en octobre 2008 sont confrontés aujourd’hui à une urgence comparable : empêcher le développement d’une  récession sans précédent par son ampleur depuis la crise de 1929.

 

 

Ce n’est pas moi qui reprocherais à Nicolas Sarkozy de se préoccuper de la régulation mondiale. J’ai suffisamment plaidé pour lutter contre les paradis fiscaux et les dérives de la finance pour souhaiter que les principaux dirigeants de la planète s’en préoccupent. Mais là n’est pas l’urgence aujourd’hui ! L’urgence c’est de lutter contre l’écroulement de la demande et l’explosion du chômage qui touchent tous les pays....

 

télécharger l'article en jpeg : Article PAM Progrès 1er avril 2009.jpg

 

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jeudi, 12 mars 2009

Crise et inégalités : retenons toutes les leçons du New deal (article dans Le Monde du 10 mars et interview dans l'Express.fr)

lemonde.gifLa crise actuelle partage avec la crise de 1929 une formidable montée des inégalités. Dans l’article publié dans le Monde daté du Mardi 10 mars je rappelle les changements profonds introduits par Roosevelt après la crise de 1929 qui porraient utilement inspirer les politiques actuelles.

 

Extraits ci-après et texte intégral en annexe.

 

Après la crise de 1929, Roosevelt bouleversa profondément les règles du jeu, séparant les banques d’affaires des banques de dépôt, jetant les bases de l’état providence moderne dans un pays où cette culture de la protection sociale était totalement étrangère (…). Mais il est un autre domaine où Roosevelt bouleversa profondément et durablement les règles : les inégalités. A la veille de son arrivée à la Maison Blanche, le taux marginal de l’impôt sur les revenus les plus élevés n’était que de 25%. Il le fera passer à 63% et il atteindra 91% en 1941. Pendant un demi-siècle les Etats-Unis vivront avec un taux marginal d’imposition sur les très hauts revenus proche de 80%. Cette fiscalité dissuasive sur les très hauts revenus conduira à une forte réduction des inégalités avant impôts (et a fortiori après) ; situation que l’on retrouvera dans presque tous les pays industrialisés dans l’après-guerre.

 

La dérive des hautes rémunérations n’a pas de justification économique. Elle contribue au contraire à la perte de confiance dans le système économique. Qui peut croire que le travail d’un salarié dont la rémunération moyenne est de 1,6 SMIC, d’un cadre moyen ou d’un patron de PME dont la rémunération moyenne est de 3 SMIC, a 100 ou 200 fois moins de valeur que le travail d’un patron du CAC 40 qui, en cumulant stocks options et bonus, touche plus de 300 SMIC par an ! Dans la période des trente glorieuses où les chefs des grandes entreprises et des banques se préoccupaient d’abord de leur métier de patron, les écarts de rémunération étaient dix fois plus faibles et l’économie s’en portait bien !

 

Dans ces trois domaines, régulation, action publique, inégalités, l’efficacité économique est très éloignée du crédo libéral qui a conduit l’économie mondiale dans le mur. On comprend mieux les difficultés que rencontre Nicolas Sarkozy pour répondre efficacement à la crise. Les valeurs sur lesquelles il a fait campagne et dont témoigne le paquet fiscal de l’été 2007, dernier avatar de « l’économie du ruissellement », sont aux antipodes des politiques qu’il faudrait conduire aujourd’hui. (…)

 

 

télécharger l'article :

 

09_03_PAM Monde_New_deal.pdf

 

Sur le même thème :

Débat  à l'émission"Ca vous regarde" de LCP le 11 mars

Interview par Thomas Bronnec  publiée le 16 mars dans l'express.fr

 

lundi, 13 octobre 2008

La crise financière: les inquiétudes et questionnements des habitants de la circonscription

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Jeudi 9 octobre, j'ai organisé une réunion de quartier au café du Bout du Monde dans le 4ème, afin d'expliquer mon rôle de député, mes actions et d'écouter les habitants.

Vous avez été nombreux à assister à cette rencontre et c'est avec bonheur que j'ai pu échanger avec vous.

Vos questions ont très vite porté sur la crise financière qui a occupé une bonne partie de la réunion.

Pour prolonger le débat, j'ai également organisé une discussion informelle sur ce sujet au local de section du 4ème le samedi 11 octobre.

J'étais accompagné d'Olivier Bertrand, journaliste de Libération avec qui j'avais rencontré auparavant un grand nombre de commerçants de la Croix-Rousse qui ont pu me livrer leurs incertidudes et leurs craintes face à cette crise.

Vous trouverez en pièce jointe l'article qu'il a publié dans Libération du 13 octobre.

Libération 131008.jpg   suite libération.jpg

 

 

lundi, 06 octobre 2008

récession et crise financière

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Si, comme c’est malheureusement probable, les prévisions de l’INSEE se vérifient, la France connaitra cette année l’une des plus fortes récessions de son histoire, avec trois trimestres successifs de recul du PIB. Officiellement, la récession aurait donc commencé en mars avec le recul de 0,4 % du PIB au second trimestre. En réalité, elle avait commencé bien avant, car la consommation et le pouvoir d'achat étaient déjà en baisse depuis le début de l'année.  La crise mondiale n’a fait qu’ajouter une couche de déprime à une économie déjà en panne de confiance et de croissance

 

Vous trouverez dans la suite de cette note mon interview publiée dans l'hebdo des socialistes du samedi 4 octobre et mon intervention sur France info, vendredi 3 octobre (l'invité de la mi-journée, émission d'Olivier Delagarde) 

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