mardi, 08 juillet 2008

Congrès de Reims du PS

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La droite a engagé depuis plusieurs années une offensive idéologique d’envergure, imposant ses thèmes et récupérant les peurs. Malgré ses échecs économiques successifs au pouvoir, cette offensive a brouillé les repères et force est de reconnaître que nous n’avons pas su y répondre efficacement lors des élections nationales de 2007, comme d’ailleurs de 2002. Le congrès de Reims  sera un succès s’il conduit à une majorité cohérente qui mette le parti socialiste au travail au cours des trois prochaines années, comme il avait su le faire de 1995 à 1997. Nous devons construire un projet ‘social-démocrate’ crédible et audible, capable de rassembler  la gauche de gouvernement pour l’emporter en 2012.

Parce que je pense qu’il faut donner priorité aujourd’hui à la cohérence de notre projet et au débat d’idées, j’ai décidé de privilégier la rédaction de contributions thématiques et de signer la contribution générale de François Hollande, en espérant que tous ceux qui partagent la même ligne politique se retrouveront dans une motion cohérente à l’automne. Si les divergences ne portaient que sur le contenu des contributions, cela ne devrait guère être difficile.

En cohérence avec la réforme du PS évoquée dans la contribution cosignée avec Philippe Zittoun, j’ai rédigé des contributions thématiques avec des co-auteurs avec qui je partage des idées fortes sur le thème en question (le temps de travail et le développement durable avec Dominique Méda),  la réforme fiscale (avec Didier Migaud) et qui signent pourtant des contributions générales différentes de celle que j’ai signée.

1°) Comme je l’écris avec Philippe Zittoun dans la contribution :

Pour une véritable Réforme du Parti Socialiste

je souhaite que notre parti sache trancher les grandes questions lors de conventions thématiques plutôt que de multiplier des affrontements sur des contributions générales qui se ressemblent (presque) toutes et ne conduisent jamais à trancher sur le fond les sujets qui y sont évoqués.

Les trois autres contributions thématiques concernent les sujets suivants :

2°)  Le temps de travail et le plein emploi (avec Dominique Meda et le parrainage de Michel Sapin) :

Travailler tous, travailler mieux : pour un véritable plein emploi

3°)   le développement durable  et un nouveau modèle de croissance (avec Dominique Meda et le parrainage de Michel Sapin)

Changer de modèle de développement

4°)  la réforme fiscale (avec Didier Migaud)

Vers l’impôt citoyen, efficace et responsable

dimanche, 09 décembre 2007

socialisme et marché

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Il y a bien longtemps que nous, socialistes, avons accepté d’inscrire notre action dans le cadre de l’économie de marché. Le niveau de développement des pays industrialisés est d’ailleurs largement le fruit de la formidable capacité de développement du capitalisme et de deux siècles de luttes syndicales et politiques qui l’ont profondément transformé.

 

Si nous avons choisi d’inscrire notre réflexion économique sous ce thème du socialisme et du marché, c’est que la mondialisation qui s’est développée depuis trois décennies a  en partie remis en cause le modèle de régulation qui prévalait au cours des trente glorieuses, lorsque le marché coïncidait avec le cadre national. En mettant en concurrence les systèmes sociaux et fiscaux et en exacerbant la dictature de la rentabilité financière dans la sphère économique, la mondialisation appelle des régulations renouvelées pour construire une économie à visage humain.

Quelles régulations mettre en œuvre à l’échelle nationale, européenne et mondiale pour répondre aux défis du chômage, du développement inégal et de l’environnement ? Quel champ respectif pour l’action publique et le secteur privé ? Quel nouveau modèle de croissance pour répondre à l’impasse écologique résultant du réchauffement climatique ? Tels sont quelques uns des thèmes que j'ai développés lors du séminaire du samedi 8 décembre de la fédération du Rhône du PS.

 

Vous trouverez dans la suite de cette note le texte de base de mon exposé qui est  mon intrevention à  l'université d'été du PS de la Rochelle (vous pouvez également le télécharger en vesrion pdf en vous reportant à uine note précédente sur la rénovation du PS).

 

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samedi, 10 novembre 2007

Refonder le clivage gauche-droite

182ed232a1ca532749bfe4299d8b2113.pngDepuis 5 ans la droite dispose de tous les leviers du pouvoir : présidence de la république majorité parlementaire dans les 2 chambres, conseil constitutionnel, CSA… Pendant toute cette période, alors que l’économie mondiale a connu la plus forte et la plus longue phase d’expansion des 25 dernières années, la croissance française a été à la traîne, les inégalités se sont creusées, notre pays n’a pratiquement pas créé d’emploi, sa compétitivité s’est fortement dégradée et les déficits extérieurs et publics se sont accumulés. Pour être reconduite, la droite a écarté son passif et rejeté sa propre action en promettant une rupture.

Pourtant à peine élue elle a mis en oeuvre la politique la plus traditionnelle, la plus conservatrice. Celle que les idéologues des révolutions conservatrices des années 80 appelaient avec cynisme « l’économie du ruissellement » en prétendant que la meilleure façon de favoriser la croissance et d’aider les pauvres c’était de donner de l’argent aux riches. On sait ce qu’il en advint : ces politiques ont creusé profondément les inégalités. Si nous, la gauche, avons été aussi peu audibles dans les dernières campagnes électorales de 2002 et de 2007, c’est parce que nous n’avons pas su incarner le changement. Nous avons parlé du devoir d’inventaire en 1995, mais nous n’avons pas suffisamment appliqué ce devoir d’inventaire après notre échec de 2002. Nous n’avons pas su, non plus, nous projeter suffisamment dans l’avenir avec un projet qui définisse ce qu’est le socialisme aujourd’hui et ce que nous proposons pour les 15 ou 20 prochaines années. Nous  avons construit un projet tous les 5 ans, qui ressemblait plus à un programme de législature qu’à un véritable projet.

C’est ce travail que nous devons conduire aujourd’hui. J’entends pour ma part y apporter ma pierre. Je l’ai fait à l’université d’été de La Rochelle en introduisant le débat sur le thème « le socialisme et le marché » (texte ci-joint publié dans la Revue socialiste), puis en participant aux réunions de la commission de rénovation du PS consacrée à ce thème. Enfin avec Gaëtan Gorce, Manuel Valls, Marisol Touraine, Patrick Bloche, Laurent Baumel, nous avons lancé une série d’initiatives pour que la gauche et le PS donne priorité au débat d’idées sur les conflits de personnes. Tel était l’objet de la journée de débat du 10 novembre à l’Assemblée Nationale sur le thème : Refonder le clivage gauche droite, où j’animais la table ronde consacrée à l’entreprise.PAM-Socialisme et marché.pdf