jeudi, 29 janvier 2009

« Si vous ne comprenez pas que le problème majeur d’aujourd’hui, c’est le pouvoir d’achat, vous ne comprenez ni la crise ni le mouvement social. »

 

Manif lyon jan 2009.jpg

Manifestation à Lyon le matin puis débat l’après midi à l’Assemblée pour le vote final sur texte sur le plan de relance du gouvernement ; extraits :

« M. Sarkozy serait bien inspiré pour une fois, contrairement à ce qu’il a dit la semaine dernière à Provins, de tenir compte de ce qu’il entend. Les revendications qui s’expriment massivement dans tout le pays, et que j’ai entendues ce matin à Lyon dans une manifestation d’une ampleur jamais vue depuis le CPE, sont des réponses pertinentes non seulement à la situation sociale, mais également à la situation économique actuelle.

Si vous ne comprenez pas que le problème majeur d’aujourd’hui, c’est le pouvoir d’achat, vous ne comprenez ni la crise ni le mouvement social. Je suis convaincu que la réalité que vous ne voulez pas voir aujourd’hui vous conduira dans peu de temps à prendre de nouvelles mesures. Je suis même persuadé que vous serez conduit à prendre certaines des mesures que nous, socialistes, avons proposées, face à une crise dont vous avez toujours sous-estimé l’ampleur et dont, plus fondamentalement, vous sous-estimez les causes profondes.

(…)

Le Président de la République serait bien inspiré de réunir, comme l’a suggéré, il y a deux jours, François Hollande, un vrai « Grenelle de la crise ». Peut-être prendrait-il alors la dimension des inquiétudes de nos concitoyens et y répondrait-il en partie.

 

jeudi, 22 janvier 2009

agir vraiment contre la crise : le contre-plan du PS

La crise que nous traversons est structurelle et sans précédent. Avant d’être financière, elle est d’abord économique et sociale. Des exigences de rentabilité incompatibles avec l’économie réelle ont exercé une pression continue à l’accroissement des inégalités, au développement de la précarité et à la faiblesse des rémunérations salariales, engendrant un recours incontrôlé à l’endettement qui a nourri la bulle financière.

 La France était mal armée pour affronter le choc de la crise avant même qu’elle déferle sur l’Europe. La quasi-récession économique, la chute du pouvoir d’achat et des  finances publiques exsangues préexistaient largement avant son arrivée dans notre pays.

 Devant l'ampleur de cette situation, les socialistes ont pris leurs responsabilités et présenté des propositions pour agir vraiment et efficacement contre la crise.

 Interview à LCP sur le contre-plan de relance du PS

Le contre-plan du PS plaide pour une relance globale, massive, équilibrée et d’effet immédiat, avec des mesures fortes pour l’emploi et le pouvoir d’achat :

- un versement  de 500 euros aux bénéficiaires de la prime pour l’emploi et de minimas sociaux,

- une revalorisation de 3 % du SMIC et une baisse d’un point du taux normal de TVA,

- la création de 200 00 emplois (100 000 emplois aidés supplémentaires et 100 000 emplois à temps plein dans le secteur de l’environnement pris en charge à 75 % par l’état) ainsi que le gel immédiat de toutes les suppressions de postes dans la fonction publique ( le budget 2009 prévoit la suppression de 30 000 emplois dans la fonction publique d’Etat et 20 000 dans les hôpitaux)

- une augmentation de 6 mois la durée d’indemnisation du chômage en portée à 80 % du salaire)….

mercredi, 07 janvier 2009

Soutenir l’emploi et le pouvoir d’achat

« Il faut une action massive et rapide pour soutenir l’emploi et le pouvoir d’achat…. Le Plan de relance doit être complété par des mesures ciblées sur les personnes les plus exposées aux effets de la crise : les chômeurs, les jeunes et les salariés modestes … »

 

...et tirer les leçons de la crise financière mondiale

 

«  On ne peut pas continuer avec un système financier où l’activité de casino l’emporte sur l’activité économique, où le capital financier représente quinze fois le produit intérieur brut mondial et où celui qui fait courir des risques au système financier mondial n’en supporte pas les conséquences…

Il faut changer profondément les règles pour que les banques fassent leur métier qui n’est pas de spéculer mais de gérer les dépôts et d’accorder des crédits en conservant les risques dans leurs comptes… ».

 

Vous trouverez ci joint mes interventions lors du débat du 7 janvier à l’Assemblée nationale.

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