mardi, 09 février 2010

le gouvernement programme l'austérité pour les 3 années à venir

Retrouvez ci-dessous la vidéo de la question que j'ai posée au gouvernement sur la situation des finances publiques et le plan de rigueur sans précédent que le gouvernement annonce pour les trois prochaines années.


PA Muet question d'actualité sur le plan d'austérité
envoyé par pamuet. - L'info video en direct.

 

jeudi, 04 février 2010

Taxe sur les banques : entre petits arrangements entre amis et opération de communication

Débat hier soir à l'Assemblée lors du collectif budgétaire sur la taxe sur les banques. Extraits de mes  interventions

" Revenons à l’origine de cette taxe. Puisque la crise actuelle est née de l’irresponsabilité du système financier et qu’elle se traduit, partout dans le monde, par une explosion des déficits publics, il était normal de considérer qu’une fois revenues à une situation plus favorable grâce au sauvetage des États, les banques contribuent à la réduction du déficit. C’est pourquoi le président de la commission des finances avait proposé de taxer de 10 % les profits qu’elles ont réalisés en 2009 Au reste, nous aurions pu nous passer d’une telle taxe si l’État français était intervenu en achetant des actions des banques. Il aurait en effet réalisé un bénéfice mérité compte tenu de son intervention et très supérieur au produit d’une taxe quelle qu’elle soit.

Vous proposez de remplacer cette taxe sur les profits des banques par une taxe dite « sur les bonus bancaires ». C’est de la communication ! En réalité, il s’agit d’une taxe sur les banques. Certes, son assiette porte sur les bonus, mais les bonus eux-mêmes ne seront pas taxés : la taxe ne contribuera donc pas forcément à responsabiliser les traders.

En outre, le projet initial du Gouvernement ressemble tout de même à un petit arrangement entre amis, pour reprendre le terme utilisé par mon collègue Couanau. En effet, le prélèvement prévu se serait substitué à une contribution que les banques devaient de toute façon verser. Heureusement, l’amendement adopté par la commission des finances vous a obligés à revenir à une conception plus saine de la taxation.

Cet amendement prévoit d’affecter le produit de la taxe au budget général, s’inscrivant ainsi dans la logique d’une réduction du déficit public. Or, aujourd’hui, vous nous proposez de l’affecter à OSEO. Tout d’abord, cette proposition est quelque peu choquante au regard du principe d’universalité, qui est tout de même une règle budgétaire fondamentale. Ensuite, c’est un sacré aveu d’échec, puisqu’en proposant de taxer les banques pour financer un organisme qui contribue au financement des PME, vous reconnaissez que les banques n’ont pas respecté leur engagement d’accorder des crédits aux PME. La logique voudrait que cette taxe soit affectée au budget de l’État, ainsi que le propose le président de la commission des finances dans son amendement.

Au fond, on comprend bien votre démarche : la taxe sur les bonus, c’était de la communication ; l’affectation de son produit à OSEO, c’est encore de la communication. Pendant la crise, il y a au moins une chose qui ne change pas : la capacité du Gouvernement à communiquer tout le temps, sur tout et n’importe quoi ! "

Retrouvez mes autres interventions lors du débat sur les amendements dans la suite de cette note (perenisation de la taxe, temps de travail, ...)

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mercredi, 03 février 2010

La bombre à retardement des chômeurs en fin de droits (débat sur le collectif budgétaire)

Lors du débat sur le collectif budgétaire mardi 2 février, je sui revenu sur la bombe a retardement que constitue le million de chômeurs qui vont arriver en fin de droits en 2010.  Certains vont percevoir l’ASS, soit 454 euros mois, d’autres le RSA, soit 460 euros, d’autres enfin n’auront rien du tout.

C’est une catastrophe sur le plan social, mais aussi sur le plan économique, en raison de la baisse du pouvoir d’achat qui en résultera. Après avoir alerté le gouvernement depuis des mois sur ce problème des chômeurs en fin de droits, le groupe socialiste va déposer une proposition de loi prévoyant une mesure qui aurait du être prise depuis longtemps : allonger la durée d’indemnisation du chômage, dans ce contexte exceptionnel, afin que ceux qui ont perdu leur emploi ne se retrouvent pas dans cette situation de fin de droits.

Vous trouverez dans la suite de cette note l'ensemble de mon intervention.

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jeudi, 28 janvier 2010

Invité du journal LCP 13h: mes réactions sur l'actualité

J'étais l'invité du journal de 13h, en direct,  sur la chaîne LCP, notamment pour réagir à la conférence de Nicolas Sarkozy sur les déficits publics. Retrouvez ci- dessous la vidéo de l'émission.

 

lundi, 25 janvier 2010

«Sarkozy s'exprime beaucoup mais c'est rarement suivi d'actions»

logo.jpgNicolas Sarkozy ne gouverne pas il parle en monopolisant les médias. Retrouvez sur le site du Progrès mon interview publiée ce lundi.

http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article/2617916/Sark...

 

samedi, 23 janvier 2010

La réforme des élections régionales et cantonales : une réforme partisane qui fera régresser la parité

L’Assemblée examinait hier soir les amendements à l’un des 4 projets de Lois modifiant le mode d’élection des conseillers généraux et régionaux. Comme dans beaucoup d’autres grandes démocraties, la réforme d’un mode d’élection devrait résulter d’un consensus entre les formations politique sur la base des grands principes constitutionnels que sont « la parité, le pluralisme et la participation équitable des partis et organisations politiques à la vie démocratique de la nation ». Le scrutin uninominal à un tour envisagé pour l’élection des conseillers territoriaux est en rupture totale avec les traditions de la République. Il s’agit d’une réforme de circonstance dont le seul objectif est de remettre en cause la majorité obtenue par la gauche dans les élections régionales et locales. Il serait temps de mettre fin à ces tripatouillages et réformes de circonstance indignes d’une démocratie.

Ce mode de scrutin va profondément remettre en cause une des avancées les plus fondamentales impulsées par la gauche : la parité dans les élections locales. Avant la réforme constitutionnelle de 1999, il y avait 27,5 % de femmes dans les conseils régionaux. Depuis les dernières élections, la proportion est de 47,6 %. Aux élections municipales, la proportion est passée de 21,7 % à 35 %. Au législatives où la contrainte se limite à des pénalités financières l’on passe seulement de 10,9 % à 18,5 %. Enfin aux cantonales l’évolution reste très modeste. Les simulations réalisés avec le nouveau mode de scrutin montrent que la représentation des femmes dans les futurs conseils régionaux pourrait régresser de plusieurs points et que la baisse pourrait même atteindre 10 points dans certaines régions.

Vous trouverez dans la suite de la note mes interventions sur les amendements déposés par le groupe socialiste et discutés lors de la séance de vendredi soir, sous forme de texte et certaines en format vidéo

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vendredi, 22 janvier 2010

Réunions publiques

logo.jpgRetrouvez les comptes rendus de mes dernières réunions publiques sur le site du progrès :

Réunion du jeudi 21 janvier dans le 4ème arrondissement :

http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article/2614764/Decr...

La Duchère le jeudi 7 janvier : http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article/2561520/Les-...

 

 

jeudi, 21 janvier 2010

La parité hommes- femmes au sein des conseils d'administration des entreprises

 

Dans le cadre du débat mercredi 20 janvier de la proposition de loi sur la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration des entreprises déposée par l'UMP, j'ai défendu des amendements du groupe socialiste pour que cette loi ne soit pas qu'un affichage. Pour que ces propositions soient effectives, il faut que, à l'instar de la Norvège, la loi soit assortie de sanctions et que le cumul des mandats des administrateurs soit strictement limité.

Ces amendements n'ont malheureusement pas été retenus.

Retrouvez ci-dessous la vidéo puis le texte de mon intervention:

 

« Depuis 1970, cinq millions d’emplois ont été créés en France et cette hausse est due pour l’essentiel à l’augmentation du taux d’activité féminin, lequel a conduit à une quasi-parité entre hommes et femmes sur un plan strictement quantitatif. Dans tous les autres domaines, hélas, nous sommes loin de la parité, qu’il s’agisse des rémunérations salariales, de l’accès aux responsabilités ou encore de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle.

Il nous parait nécessaire d’intervenir par la voie législative, comme nous avons su le faire dans le domaine politique. J’observe d’ailleurs que la plupart des associations auditionnées, qui étaient initialement défavorables à cette solution, s’y sont par la suite ralliées.

...

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mercredi, 13 janvier 2010

Intermittents du spectacle

Je suis intervenu en commission des Finances aujourd'hui lors de la discussion du rapport sur le financement du spectacle vivant pour défendre le régime des intermittents du spectacle.

"L’État ne doit pas se désengager du soutien au spectacle vivant : certaines compagnies doivent faire face à la disparition d’une subvention sans aucune explication, ce qui peut être dramatique pour de jeunes créateurs. La suppression de la compétence générale des régions est un vrai problème : elle risque de remettre en cause le financement global du spectacle vivant.

S’agissant du régime des intermittents du spectacle, il a permis un financement remarquable de la création, mais il a en réalité été dévoyé par quelques grandes entreprises qui ne sont pas d’authentiques acteurs du spectacle vivant. Le régime des intermittents n’est pas un système d’indemnisation du chômage, mais un mode de financement de la création artistique et c’est à ce titre qu’il faut savoir le défendre. La réforme qui a consisté à réduire de douze mois à dix mois et demi la durée de l’indemnisation a des conséquences graves pour le secteur."

 

mardi, 12 janvier 2010

Changement de statut de La Poste: demande de référendum

 

J'ai déposé avec 101 autres députés socialistes une motion référendaire demandant d'organiser un référendum sur le changement de statut de la Poste. Pour rappel, le gouvernement a déposé un texte de loi visant à transformer cet établissement public en société anonyme. Retrouvez, plus bas sur cette page, le texte de mon intervention en séance le 18 décembre 2009 m'opposant à ce projet.

mercredi, 06 janvier 2010

Identité nationale suite

Lisant sur le blog de Libération les commentaires de réaction à ma chronique sur l'identité nationale je ne peux m'empêcher de conseiller la lecture de cette superbe lettre  de 'Mouloud Bauberot' à Nicolas Sarkozy rappellée par Hafid Sekrhi dans son commentaire que je vous invite à lire sur le blog de Libélyon ou encore sur le blog du frère siamois de Mouloud, Jean Bauberot :


http://jeanbauberotlaicite.blogspirit.com

mardi, 05 janvier 2010

Identité Nationale : débat détestable

Libélyon publie chaque jour le point de vue d'une personnalité lyonnaise sur ce qui a fait l'actualité en 2009. J'ai choisi de m'exprimer sur l'identité nationale, débat détestable.

Retrouvez cet article en cliquant sur le lien :

 http://www.libelyon.fr/info/2010/01/pierrealain-muet-...

 

 

lundi, 04 janvier 2010

Bonne année

A chacune et chacun de vous, je tiens à souhaiter du fond du cœur une bonne et heureuse année 2010.

Nous aurons besoin de beaucoup d'énergie pour mener ensemble, à nouveau, de nombreux combats, pour davantage de justice sociale, pour défendre l'éducation, les droits de l’homme, l'emploi, et notre environnement.

J’aurai le plaisir de rencontrer certains d’entre vous au cours des trois prochaines réunions publiques qui auront lieu de 18h30 à 20h :

-      ce jeudi 7 janvier au Foyer Protestant de la Duchère dans le 9ème arrondissement;

-      jeudi 21 janvier au Centre Social Pernon dans le 4ème

-      jeudi 11 février au café « le Logo » - 1 place Croix-Paquet dans le 1er

Encore bonne année à tous.

 

vendredi, 18 décembre 2009

préserver le statut de la La Poste (Discours à l'Assemblée nationale, le 17 décembre)

Le changement de statut de la poste n’est justifié ni par la directive européenne qui n’impose rien quant au statut de la Poste, ni par la l’ouverture à la concurrence en janvier 2011.  C’est un non-sens d’imaginer un seul instant que la concurrence postale pourrait ressembler à celle du secteur des télécommunications – secteur qui, lui, a connu une révolution technologique –, c’est-à-dire une compétition entre un petit nombre d’opérateurs européens qui se partageraient un marché européen.

 

La Poste reste fondamentalement un service national de proximité. C’est d’ailleurs là, dans sa contribution à l’aménagement du territoire, dans sa mission de service bancaire ouvert à tous et dans un service postal couvrant tout le territoire, que prend tout son sens d’établissement public réalisant une mission de service public.

 

Quant à l’argument du financement il est encore plus fallacieux. Changer le statut de La Poste pour permettre à la Caisse des dépôts d’apporter sa contribution aux cotés de l’État, celui-ci n’apportant que 1,2 milliard, et la Caisse 1,5 milliard fait jouer à la Caisse un rôle qui n’est pas le sien et qui pourrait être contesté par la Commission européenne.

 

Rien ne justifie en réalité ce changement de statut sinon la perspective  d’ouverture à terme de son capital. Chacun se souvient du précédent de GDF qui ne devais jamais être privatisé selon les engagements du ministre des finances de l’époque, Nicolas Sarkozy.

 

 

L’indigence de la réflexion européenne en matière de service public

 

Il serait temps qu’en Europe on réfléchisse sérieusement à la dérégulation à laquelle on a procédé dans tous les secteurs. Dans certains secteurs qui ont connu une révolution technologique, comme les télécommunications il fallait, effectivement, assurer les missions de service public d’une autre façon.

 

Mais est-ce le cas dans les autres secteurs ? Je me souviens, par exemple, des cours de Marcel Boiteux expliquant que l’électricité était un monopole naturel. Est-ce que cela a changé, aujourd’hui ? Non, il en va toujours ainsi. Y avait-il un sens à changer les règles dans le secteur de l’électricité ? Pas du tout. Il a fallu inventer une concurrence fictive entre des consommateurs à un endroit, des producteurs à un autre, comme si les électrons pouvaient passer d’un producteur bien déterminé à un consommateur bien déterminé…

 

Pour introduire la concurrence dans ce secteur, avec cette idée folle qu’il fallait le faire partout, l’Europe a trouvé le moyen d’inventer des marchés fictifs ! Il faut s’arrêter une seconde sur ces marchés fictifs, qui ne correspondent à aucune réalité technologique. Les marchés fictifs, c’est aussi, en grande partie, ce que la finance n’a cessé d’inventer depuis la libéralisation d’il y a une vingtaine d’années ; et c’est aussi ce qui a conduit l’économie mondiale à la crise. Alors, arrêtons ! Revenons au bon sens, y compris économique ! Dans le secteur de la poste, comme dans celui de l’électricité et dans beaucoup d’autres, il n’y a aucune raison de changer fondamentalement la façon dont sont assurées les missions de service public.

 

Pour un référendum sur le changement de statut de la Poste

 

 

Vous trouverez l’intégralité de mon intervention dans la suite de cette note et des extraits dans la vidéo ci jointe.

 

Les services publics, c’est une décision que prend une nation, c’est une décision que prennent les citoyens sur ce qu’ils considèrent comme devant échapper au marché. C’est à l’ensemble des citoyens de décider ce qui doit être un service public. C’est pourquoi, comme la majorité des Français, sur ce sujet fondamental, oui, nous voulons, nouds socialistes un référendum.

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lundi, 14 décembre 2009

Nicolas Sarkozy et les investissements prioritaires : l’art du contretemps !

Certes la France a besoin d’investir dans l’enseignement supérieur, la recherche, l’innovation ! Pourquoi n’avoir pas donné plus tôt priorité à ces grands investissements, que le Président semble découvrir aujourd’hui comme des enjeux cruciaux pour notre économie ? Quel aveu !

Pourquoi ces dépenses d’avenir jugées si importantes ont-elles été sorties du budget de l’Etat pour 2010, soustraites à la discussion parlementaire, et réservées aux effets d’annonce du Président de la République ?

Une fois de plus, il s’agit d’un déni du rôle du Parlement… alors que l’une des raisons d’être de la modification de la Constitution était précisément son renforcement !

Pourquoi les proclamer aujourd’hui priorités absolues à grands renforts de communication… alors que les crédits de paiement qui étaient alloués à la recherche, à l’enseignement supérieur et au développement durable ont été sévèrement réduits dans le cadre du collectif budgétaire pour 2009 discuté la semaine passée à l’Assemblée ?

Pourquoi ne pas avoir programmé ces priorités dès 2007 au lieu d’un paquet fiscal qui a plombé les finances publiques ?

Pourquoi aujourd’hui quand le déficit public représente la moitié des dépenses du budget général de l’Etat et finance une grande partie des dépenses courantes ?

Aujourd’hui c’est ajouter de la dette à la dette !